Guerre et mémoire courte

Guerre propre – deux mots en contradiction.

Le Larousse dit: « Guerre: lutte armée entre états« .

La mienne serait plutôt: « Imposer à un ennemi son point de vue par la force« .  Qui dit force dit brutalité, domination, anéantissement. Donc, à mon sens, le mot guerre ne peut s’accommoder d’aucune règle puisqu’on veut imposer ses idées, s’accaparer les biens, se venger d’autres brutalités.

Quant à la guerre propre, c’est une utopie, une vision des forts qui analysent leur victoire à travers leur propre perte (cf intervention des occidentaux dans le conflit de l’ex-Yougoslavie)

Deux événements récents viennent malheureusement illustrer ce propos.

hiroshima1/ la guerre israelo-palestinienne a de nouveau fait la une de l’actualité trop souvent avide des malheurs et des massacres. Sans analyser la justification de cette récente bataille (mais pas dernière, je le crains), nombre de cœurs vertueux se sont émus de la quantité de civils innocents victimes dans cet affrontement. Plus de 2000 civils gazaouis sont tombés sont les bombes de l’état hébreu. Les mots « horreur », « massacre », voir « crime de guerre contre l’humanité » se sont étalés dans la presse ou étaient sur toutes les lèvres. Mais ces âmes sensibles auraient-elles été aussi choquées quand la première bombe nucléaire tombée sur Hirshima puis Nagasaki ont tué plus de 250.000 personnes, pour l’essentiel civile ? Les mémoire sont courtes.

st-barth2/ L’otage français Hervé Gourdel a été décapité par la barbarie humaine sous couvert de religion. Et l’état Islamique au levant impose sa loi sanguinaire dans une région qui n’avait pas besoin de ça. Cette barbarie religieuse tend à trop refaire la une de l’actualité. Mais ne traite-t-on pas de barbares modernes des gens qui refont ce que nous avons produits il n’y a pas si longtemps ? 30.000 protestants morts lors du massacre de la saint Barthélémy (en chrétiens), Reconquista espagnole sur les arabes, guerres de religion et autres pogroms, qu’ils soient contre les juifs ou les minorités (pogrom en Indonésie contre les chinois).

Non, décidément, l’humanité n’apprend rien et les donneurs de leçons d’aujourd’hui sont ceux qui étaient sur le banc de accusés hier.

Et même si cette vidéo peut être décalée, elle reporte une des origines de tous ces malheurs.

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