Islamisme, Burkini et autres dérives

burkiniEn cette période de menace terrorisme, d’islamophobie, de radicalisations, de recherche d’identité, de sectarisme, de menaces fascistes et de dérives salafistes, l’actualité se délecte de tout incident qui alimenterait la peur ambiante.
Dernier événement en date (mais sûrement pas le dernier de la liste), l’incident de Sisco (Corse) où de prétendus touristes auraient photographié de prétendues musulmanes en burkini sur une plage prétendue publique ou privée, suivant les sources. Quand on dit prétendu c’est que rien n’est avéré au moment où ces lignes sont écrites.

Mais il faut analyser l’incident de manière structurée pour essayer de s’en faire une opinion:
– photographier une personne qui elle soit ou quelle qu’elle soit doit au moins nécessiter son autorisation. Verrier vous d’un bon œil qu’on vienne photographier votre femme, à proximité ou à distance, en deux pièces sur la plage en train de se faire bronzer ou en train de profiter d’un bain de mer ?
– le port du voile et la couverture de parties du corps est l’application d’une certaine lecture des écritures religieuses (pas exclusivement musulmanes d’ailleurs). Donc pourquoi autoriserait-on son port partout sauf sur les endroits où normalement l’essentiel des personnes paraissent dévêtues (les plages) ? Pourquoi le port du voile gênerait plus en bord de mer qu’ailleurs ? Si cette mode vestimentaire n’atteint pas à l’hygiène (en piscine par exemple où même le short de bain est interdit) ou la sécurité (couverture du visage), il n’y a pas de raison de l’interdire plus ici qu’ailleurs.
– Par contre, s’octroyer des lieux publics pour soustraire à la vision des autres des pratiques de soumissions dégradantes d’un autre âge doit être combattu sévèrement par la loi. Et malheureusement la liberté  des femmes sur ce domaine est en constante régression depuis quelques décennies.
– Et enfin, soumettre la seule femme à l’application rigoriste des préceptes d’une religion dont les textes hors d’âge n’ont de valeur qu’à l’époque et sur les lieux où ils ont été écrits (c’est valable pour les habitudes alimentaires, vestimentaires, judiciaires, comportementales…) est bien le seul combat qu’il faille mener. Le reste n’est qu’une conséquence de cet élément.

 

Anticléricale de conviction, ces remarques valent pour toutes les religions
– célibat des prêtres qui est source d’une bonne partie des abus sexuels que les religieux catholiques essayent de couvrir
– accoutrement des hommes et femmes d’église, que ce soit les froufrous des religieux, leur tenues folkloriques, le voile des religieuses…
– enfermements spirituels (moines et autres ascètes)
– privilèges (droit différents des autres concitoyens)
– financement (participation de l’état, mosquées payées par des états étrangers et prêtres blancs missionnés pour évangéliser les populations barbares…).

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