Les effets du COVID19

Déjà 5 semaines que nous sommes en « confinement » sans que personne n’ait osé le dire dès le début. Je fais partie des privilégiers: retraité, à deux dans une grande maison, un terrain encore plus grand tout autour, la campagne dès le portail franchi… Je ne compte pas ici énumérer les grands effets de ce confinement (santé, tension, conséquences économiques et politiques), je rapporte quelques petites réflexions qui nous viennent; je compléterai au fur et à mesure.

  • Je ne sais pas vous mais nous, marcher dans les rues vides, c’est angoissant. On se croirait dans un mois d’août permanent
  • Le matin, pas de voiture. Mais le midi non plus et encore moins le soir. Quels effets sera aura-t-il sur les accidents, la pollution, les métiers liés à l’automobile quand on a moins besoin d’entretien, de révision, de contrôles, de réparations ? Si les mécaniciens font frise mine, les assureurs se frottent les mains
  • Le gens qu’on croise restent à l’écart. Mais presque tous disent gentillement bonjour, comme par solidarité…
  • On entend les voisins, on les voit peu. On entend les enfants, ils crient fort pour se défouler dehors. Mais on entend aussi les couples s’engueuler; là c’est moins rassurant. Un ami qui a recueilli sa fille et sa petite-fille confirme que le cohabitation est parfois difficile même avec ceux qu’on aime.
  • Quand il pleut, quand il fait trop froid, que on est patraque, on ne sort pas. Mais c’est quand on est privé de liberté qu’on s’aperçoit de son importance.
  • La police patrouille. Première fois aujourd’hui que nous les croisons. Mais qu’en est-il de la délinquence, des cambriolages, des vols, des effractions ? Les maisons sont pour l’essentiel occupées toutes la journée. Les voleurs vont-ils y survivre ?
  • Confinement ? Mais quelle est la longueur de la laisse autour de notre cou ? Quand on est en campagne avec la nature déserte autour, on est tenté de dire qu’en rencontrant personne, on ne risque rien. Mais ne doit-on pas être solidaires envers ceux qui s’entassent dans un tout petit appartement de ville ? Quand on est privilégié, faut-il seulement compatir ?
  • Certains sont confinés, en télétravail ou au chômage technique. Et comme il fait beau, on en profite pour travailler dans le jardin. Mais les déchetteries étant fermées, ça fait deux fois en 3 jours que je vois des détritus végétaux abandonnés sur le bord de route. Putain, ils peuvent pas garder ça chez eux le temps qu’on revienne à la normale ?
  • Ce sont aussi les voleurs qui sont au chômage technique. Pas de pickpocket puisque moins d’affluence dans les transports, moins de cambriolage puisqu’il y a beaucoup plus de vigilance des voisins, et les magasins fermés ont leur stock et leur caisse vides. Quant aux banques, puisqu’on préconise le sans-contact … moins de liquidité, chez les particuliers aussi.
  • Effet bénéfique du confinement et du virus, les démarcheurs téléphoniques sont soient tous touchés par l’épidémie, soit ils n’ont plus rien à vendre. C’est Bloctel qui va être content, il va croire que c’est grâce à lui…
  • Santé: les hôpitaux arrivent à réguler les flux des malades du Covid. mais les urgences constatent une énorme baisse de fréquentation. Faut-il en déduire la crainte d’attraper le virus … ou la preuve qu’une bonne proportion des urgences n’en étaient pas … des urgences.
  • Les supermarchés s’approvisionnent en local pour les produits frais. C’est bien. Mais n’est-ce pas un peu contraints et forcés puisque la logistique nationale et européenne sont gravement perturbés. Et ces centre commerciaux, ne pourraient-ils pas accueillir dans leur galerie marchande désertée les producteurs locaux qui n’ont pas de contrat avec les centrales d’achat et qui ne peuvent plus avoir le contact direct avec leurs clients (livraison, marchés, vente à la ferme…)
  • 90% des morts du Covid ont plus de 65 ans. QUATRE VINGT DIX POUR CENT !!! Sans tous les confiner, qu’ils soient tout de même conscients de leur extrême fragilité et qu’ils se sur-protectionnennt un maximum, en particulier avec les très jeunes dont les symptômes peuvent ne pas se voir… Le coucou à ma mamy, oui, la bise non.
  • Ordures ménagères: le ramassage se fait une fois sur deux. Nous optimisons nos déchets et surtout nous leur faisons prendre moins de place. Nous étions déjà à sortir nos poubelles une fois sur deux, ne pourrait-on pas généraliser ces économies de ramassage puisque même en période de confinement (donc avec plus de personnes à la maison) nous savons gérer ? Je paye tout de même 277€ de taxe d’ordure ménagère par an pour 30 relevés … soit près de 10€ par passage !!!
  • La livraison à domicile est décriée et tout le monde y va de son évaluation sur la notion de produit essentiel. Mais ces livraisons n’ont-elles pas une vertu, celle de limiter la manipulation, le transport des produits, de diminuer l’engorgement de certains centres d’achat et de permettre à tous d’avoir accès aux mêmes choses pour le même prix ? Ce n’est pas une attque contre les petits commerces qui doivent rester des commerces de plaisir, de convivialité. Mais les achats par correspondance (écrit ou internet) peuvent avoir aussi leurs avantages.
  • Des petits producteurs locaux disposent 2 fois par semaine d’un espace devant la boulangerie pour livrer leurs commandes. Belle initiative et je pense que je vais y regarder de plus près. Les « paniers garnis » existent depuis longtemps, mais là, le regroupement de leur livraison me tente bien.
  • A SUIVRE..

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