Les effets du COVID19

Déjà une semaine que nous sommes en « confinement » sans que personne n’ait osé le dire dès le début. Je fais partie des privilégiers: retraité, à deux dans une grande maison, un terrain encore plus grand tout autour, la campagne dès le portail franchi… Je ne compte pas ici énumérer les grands effets de ce confinement (santé, tension, conséquences économiques et politiques), je rapporte quelques petites réflexions qui nous viennent; je compléterai au fur et à mesure.

  • Je ne sais pas vous mais nous, marcher dans les rues vides, c’est angoissant. On se croirait dans un mois d’août permanent
  • Le matin, pas de voiture. Mais le midi non plus et encore moins le soir. Quels effets sera aura-t-il sur les accidents, la pollution, les métiers liés à l’automobile quand on a moins besoin d’entretien, de révision, de contrôles, de réparations ?
  • Le gens qu’on croise restent à l’écart. Mais presque tous disent gentillement bonjour, comme par solidarité…
  • On entend les voisins, on les voit peu. On entend les enfants, ils crient fort pour se défouler dehors. Mais on entend aussi les couples s’engueuler; là c’est moins rassurant. Un ami qui a recueilli sa fille et sa petite-fille confirme que le cohabitation est parfois difficile même avec ceux qu’on aime.
  • Quand il pleut, quand il fait trop froid, que on est patraque, on ne sort pas. Mais c’est quand on est privé de liberté qu’on s’aperçoit de son importance.
  • La police patrouille. Première fois aujourd’hui que nous les croisons. Mais qu’en est-il de la délinquence, des cambriolages, des vols, des effractions ? Les maisons sont pour l’essentiel occupées toutes la journée. Les voleurs vont-ils y survivre ?
  • Confinement ? Mais quelle est la longueur de la laisse autour de notre cou ? Quand on est en campagne avec la nature déserte autour, on est tenté de dire qu’en recontrant personne, on ne risque rien. Mais ne doit-on pas être solidaires envers ceux qui s’entassent dans un tout petit appartement de ville ? Quand on est privilégié, faut-il seulement compatir ?
  • Certains sont confinés, en télétravail ou au chômage technique. Et comme il fait beau, on en profite pour travailler dans le jardin. Mais les déchetteries étant fermées, ça fait deux fois en 3 jours que je vois des détritus végétaux abandonnés sur le bord de route. Putain, ils peuvent pas garder ça chez eux le temps qu’on revienne à la normale ?
  • A SUIVRE…

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